Le passager, de Patrick Senécal
Les points forts
  • Le rythme
  • Écriture simple et efficace
  • Des scènes horribles
Les points faibles
  • Quelques répétitions (bof)
  • Intrigue (un peu) prévisible
  • Texte court (214 pages)
8.1Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
8.2

Comme tout lecteur, il y a de ces bouquins pour lesquels j’ai développé une affection toute particulière. Généralement, il s’agit de mes toutes premières vraies lectures, celles que j’ai dévorées durant les heures de lecture obligatoires à la bibliothèque de mon école secondaire. Le Passager fait partie de ces quelques bouquins que j’ai lus adolescent. Depuis, je l’ai lu à au moins quatre reprises… la dernière fois datant d’y il a quelques jours.

Depuis le début de l’été, je me fais un petit blitz sur les romans de Patrick Senécal. Il y a un bon moment que je n’avais pas écrit sur ce blog (la venue de mon troisième bambin est venue compliquer un peu plus ma vie de pseudo-bloggeur), alors il était plus que temps de m’y remettre. Alors tant qu’à commencer quelque part, aussi bien commencer par l’un de ses premiers romans. Le Passager est le deuxième roman de Patrick Senécal, publié initialement chez Guy Saint-Jean éditeur en 1995, pour ensuite être rééditer chez les Éditions Alire en 2003. Selon les communications que j’ai eues avec les Éditions Alire il y a quelques mois, ce roman est présentement à son 17e tirage (une nouvelle version grand format avec une magnifique illustration de Jeik Dion) avec plus de 112 000 exemplaires vendus depuis sa parution en 2003.

Commençons d’abord par jeter un petit coup d’oeil à la description présentée sur la quatrième de couverture:

 

Étienne Séguin n’a pas trente ans. Originaire de Drummondville, demeurant depuis quelques années à Montréal, il vient d’accepter un poste de professeur de littérature au cégep de sa ville natale. Qu’à cela ne tienne, il fera l’aller-retour par l’autoroute 20; le trajet ne prend pas plus d’une heure, cela lui permettra d’écouter la radio et, surtout, d’oublier sa récente séparation !

Peu de temps après, Étienne remarque un autostoppeur, toujours posté au même endroit au moment où il passe. Pourquoi ne pas le faire monter afin de rompre la monotonie de la route? Dès la première rencontre, le jeune homme comprend que son passager l’a connu dans son enfance. Mais voilà : Étienne souffre d’amnésie et n’a aucun souvenir de ses jeunes années. C’est alors que les questions surgissent dans son esprit : qui donc est ce passager qu’il a pris l’habitude d’embarquer? Et qu’ont-ils fait ensemble, dans leur jeunesse?

 

Détails techniques:
Poche: 216 pages
Editeur : Alire (23 mars 2003)
Illustration : Jacques Lamontagne
Langue : Français
ISBN-10: 2922145735
ISBN-13: 978-2922145731

 

Sans aucun doute l’un des meilleurs romans de Patrick Senécal, ce court roman ne manque pas de faire vivre plusieurs émotions au lecteur. Tout commence avec l’introduction du protagoniste et une mise en contexte initiale vraiment bien réussie. On s’attache rapidement à Étienne, qui entreprend un nouvel emploi comme professeur, et aux nombreuses théories exposées dans son cours de littérature fantastique.

Mais après cette introduction fluide et intéressante, l’histoire nous entraîne dans une aventure où l’on assiste à la descente du héros vers l’horreur et la violence. Ce dernier se retrouve dans une situation étouffante et est entraîné de force dans une horrible suite de circonstances incompréhensibles. Le lecteur se retrouve enchaîné, alors que les pages du bouquin filent à une vitesse folle. La finale est bien réussie, tout aussi étonnante et inattendue.

Il y a quelques points négatifs, mais rien de réellement dérangeant. Certains passages qui préparent la finale manquent un peu d’originalité et il y a aussi certaines répétitions qui deviennent un peu longues. Cependant, il m’est difficile de critiquer cela puisque j’ai lu ce bouquin à plusieurs reprises et parfois, dans un tel contexte, des passages qui me semblent des longueurs n’en sont pas à une première lecture.

Il est difficile de ne pas apprécier Le Passager. L’originalité de l’histoire, les péripéties et la finale inattendue plairont aux lecteurs qui recherchent un vrai bon roman d’horreur. Je suis étonné qu’il n’ait pas encore été adapter au grand écran.

Je le recommande vivement, c’est une lecture qu’on ne regrette pas.

 

 

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A propos de l'auteur

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Amateur d'histoires d'horreur depuis ma plus tendre enfance, je présente sur ce site mes dernières lectures et j'en fais ma petite critique. Je suis également webmestre du site Internet Dark Stories et administrateur de la page Facebook: Histoires macabres et insolites.

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